Solfège : do ré mi
Les syllabes de la gamme, ce qu'elles veulent dire, comment les montrer avec la main, et les syllabes chromatiques di ri fi si li et te le se me ra. Avec des exemples notés.
Le solfège nomme les degrés de la gamme par des syllabes plutôt que par des lettres : do ré mi fa sol la si do. Qui chante les syllabes entend où il se trouve dans la gamme — c'est pour cela que c'est le premier outil de la formation de l'oreille.
La gamme majeure
Syllabe, degré, note et signe de la main
| Syllabe | Degré | En do majeur | Signe de la main (Curwen) |
|---|---|---|---|
| do | 1 | Do | Poing fermé, dos de la main vers le haut |
| re | 2 | Ré | Main à plat, inclinée vers le haut |
| mi | 3 | Mi | Main à plat, horizontale |
| fa | 4 | Fa | Poing, pouce dirigé vers le bas |
| sol | 5 | Sol | Main ouverte, paume vers le corps |
| la | 6 | La | Main détendue, doigts vers le bas |
| ti | 7 | Si | Index incliné vers le haut, en direction du do |
Les signes se montrent devant le corps, do à hauteur de ceinture, chaque signe un peu plus haut que le précédent — la main monte avec la gamme. Le tableau écrit ti pour la septième syllabe, comme dans le do mobile ; en France on dit si.
Do fixe et do mobile
En France, en Italie et en Espagne on lit en do fixe : les syllabes sont tout simplement les noms des notes. Do est toujours l'ut, ré toujours le ré, quelle que soit la tonalité ; en sol majeur, sol reste sol. Dans les pays anglophones et dans la méthode Kodály on lit en do mobile : do est la tonique de la tonalité, donc en sol majeur c'est le sol qui s'appelle do. Chaque syllabe garde alors la même couleur dans toutes les tonalités — do est le repos, ti appelle le do. C'est là qu'apparaît ti à la place de si : il fallait que chaque syllabe commence par une lettre différente, et le s était déjà pris par sol.
Mineur : la gamme commence sur la
En do mobile, le mineur ne déplace rien : seule la tonique change de nom et s'appelle la. La mineur se chante la ti do ré mi fa sol la. Majeur et mineur gardent ainsi leurs demi-tons sur les mêmes syllabes (mi–fa, ti–do).
Chromatismes : les syllabes intermédiaires
En montant, on hausse avec -i : do di ré ri mi fa fi sol si la li ti do. En descendant, on baisse avec -e : do ti te la le sol se fa mi me ré ra do — ra et non ré, puisque ré est déjà pris.
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Découvrir AnotonaToutes les notes de cette page sont calculées, non recopiées — et nommées en solfège, comme il se doit.